C’est quoi la PORNO PROSTITUTION ?

En tant que féministes abolitionnistes, noues ne sommes pas seulement les porte-paroles d’un mouvement, d’un collectif,

NOUES SOMMES AVANT TOUT LES PORTE-PAROLES DE CELLES QUI NE PEUVENT PAS PARLER : LES VICTIMES DE LA PORNO PROSTITUTION

Notre collectif n’a d’existence que dans le but de libérer la parole, montrer la réalité et sauver ces femmes. 

Pour diverses raisons, ces femmes sont muselées aujourd’hui dans le silence.

  • Elles sont encore dans l’industrie et ne peuvent pas parler de peur de perdre leur seul revenu [1]
  • Elles ne peuvent pas parler parce qu’elles ne s’avouent déjà pas être victimes, car comme on peut le lire dans d’innombrables témoignages de celles qui sont sorties de cette sexploitation, se mentir à soi-même, sur cette barbarie, est INDISPENSABLE pour survivre.  [2]
  • Quel intérêt auraient -elles de dénoncer l’industrie qui leur permet de survivre ?
  • Elles ne sont jamais invitées, on ne les cherche même pas de toute façon. 
  • Pour celles qui s’en sont sorties, le traumatisme est encore là, les plaies à vif… Il est beaucoup trop traumatisant encore pour elles de parler de l’horreur qu’elles ont vécue et surtout de faire face aux millions de « consommateurs » qui n’hésiteront pas à les lyncher, qui ne feraient que les affaiblir d’autant plus. Il n’y a rien de pire que des hommes qui remettent votre souffrance en question. Il suffit de regarder le nombre de témoignages anonymes de femmes disant avoir été détruites par la mafia Jacquie et Michel . [3]
  • Elles ne peuvent pas parler, parce que le système de la Pornocriminalité est comme celle de la Prostitution. Leur vie n’est que mensonges et menaces de la part de leur proxénète, réalisateur de film de viols. Elles vivent constamment dans la peur.  [4]
  • Ou elles sont mortes [5]

LE PORNO C’EST QUOI ?

Le porno est une industrie qui se base sur des femmes brisées

“ Ancien commissaire, qui a rencontré d’innombrables prostituées et actrices du hard* : « J’ai connu des milliers de filles. En fait, j’ai plus l’impression d’avoir rempli une fonction de travailleur social. Ce ne sont pas les mêmes filles dans le X et dans la prostitution. Mais elles ont les mêmes origines. Presque toutes ont été abusées dans l’enfance. Que ce soit en France, aux Etats-Unis ou en Suède, la constatation des associations, après avoir recueilli de nombreux témoignages est la même. Les milieux défavorisés fournissent un vivier de pauvres filles pour la prostitution et la pornographie. Très souvent victimes d’inceste et violées pendant l’enfance. Ou accrochées aux drogues. Or, constatent les associations, les victimes d’inceste ou de viols, les droguées ne sont pas prises en charge par la société pour bénéficier d’un traitement ou d’un processus d’aide. Elles sont alors directement manipulées par des souteneurs ou des producteurs, parfois dès la sortie des foyers. Elles sont récupérées de façon industrielle pour alimenter les productions bas de gamme en tout genre, jusqu’avec des chiens, des ânes, des chevaux, etc. “ L’écran et la réalité. [6]

Donc voilà le profil de vos actrices porno devant lesquelles vous vous masturbez

Vous vous masturbez sur des femmes qui dans presque 100% des cas, sont des victimes d’incestes, de viol, qui ont subi des violences durant leur enfance et qui sont totalement manipulables, sensibilisés, faiblesvulnérables. Vous vous masturbez sur des femmes qui sont en post trauma, incapables de faire la différence entre le bien et le mal car elle n’ont connu que la violence… Ces femmes victimes réitèrent les violences qu’elles ont subies dans l’espoir un jour de pouvoir contrôler cette souffrance et cette douleur. Vous vous masturbez sur des femmes précaires, pauvres, qui se droguent et s’alcoolisent pour oublier leur quotidien, pour oublier la douleur… Vous vous branlez et éjaculez en regardant des femmes qui sont dissociées pour survivre…. elles qui se détachent de leur corps qu’elle ne considèrent que comme une marchandise qu’on donne pour se faire remplir de foutre par tous les orifices qui existent. 

Voilà ce que renvoie l’image du porno. Nous sommes de trous à foutre, des garages à bites, des vides couilles. 

“Je parle en connaissance de cause; le fait d’être en pleine scène de sexe hardcore avec plusieurs acteurs en même temps et de se faire dire de ne plus bouger pendant plusieurs minutes pendant que l’éclairage ou les caméras sont ajustés, est extrêmement douloureux et dégradant. C’est aussi très humiliant lorsque des scènes sont interrompues afin d’essuyer les fluides corporels, comme le sperme, les excréments ou le sang.” Shelley Lubben [7]

“Un être humain, un corps qui, souvent, saigne entre les scènes. Qui s’évanouit pendant les plans coupés. Qu’on redresse tant bien que mal pour l’éjac finale dans la gueule. Nous le savons aujourd’hui.

Beaucoup de sang coule de ces culs anonymes, aux noms de gâteaux.

Certes, ne pas penser qu’un être humain, doté du même corps fragile que votre soeur ou votre mère, soit pénétré à la chaîne, saigne, s’effondre, soit marqué à vie, permet de mieux apprécier le spectacle pornographique, d’en jouir plus tranquillement. Mais ce n’est pas la réalité.” Isabelle Sorente. [8]

POURQUOI NOUES SOMMES PORTE-PAROLES ?

Nous n’avons pas besoin d’être une victime directe de la Pornocriminalité pour comprendre que cette industrie est dévastatrice car NOUS SOMMES des victimes de la porno.

Noues sommes toutes des victimes éduquées à accepter une sexualité basée uniquement sur le désir des hommes, sur le désir machiste pénétratio-bito-centré, nous imposant des pénétrations abusives, douloureuses et longues ! Noues sommes toutes des victimes des hommes éduqués au porno, créant des armées de mal baiseurs qui ont le goût du viol. Noues sommes toutes des victimes des théoriciens comme ELLIS ET FREUD [9] nous conditionnant à vie à penser que notre sexualité est passive, froide, immature et dépendante du pénis. Noues sommes toutes victimes d’une société qui veut nous objectifier, nous pornifier, nous éduquant à centrer toute notre vie, notre corps à un rapport sexuel malsain et ça depuis notre naissance :

  • Concours de mini miss
  • Lingerie pornifiante (à savoir des lingeries faites par les hommes pour LE PLAISIR DES HOMMES) [10]
  • Publicité utilisant le corps des femmes pour vendre (Pornification)

Nous vivons dans un monde de porno !
Le porno est l’ennemi du plaisir féminin ! Il est l’ennemi du clitoris, l’ennemi de l’orgasme feminin. Et j’irais même encore plus loin en disant que le porno est lesbophobe ! Rabaissant les rapports sexuels entre deux femmes à des pratiques toujours bito-centré qui sont totalement en dehors de la réalité ! Les lesbiennes sont les ennemies des hommes car pour un homme éduqué par le porno lesbophobe pénétratio-centré, il lui est impossible de concevoir qu’une femme puisse prendre du plaisir sans lui. [11]

Non nous n’avons jamais assisté à un tournage de film porno, mais faut-il que je sois victime de pédocriminel pour comprendre que la pédocriminalité est une abomination et un crime ? NON ! Dois-je avoir connu la traite des noirs pour comprendre que l’esclavage est un crime ? NON.

PORNO AMATEUR, PORNO BUSINESS, PORNO FÉMINISTE :


Il n’y a absolument aucune différence entre le porno amateur,le porno business et le porno féministe, ainsi que la prostitution ! Ils se basent tous sur la même matière première : les femmes détruites !

Revenons aux bases : Porn vient du grec ancien πορν , pórnē , qui signifie « prostituée ». Coïncidence ?

Mais l’excuse du porno féministe est aussi une énième stratégie pour nous vendre du viol filmé sous couvert de feminism washing :

 » Prenons un peu de perspective, hein ? Quand quelqu’un passe 99% de son temps à défendre 0.0000001% d’une industrie tout en évitant de se confronter aux 99.9999999% de l’industrie qui ont des effets réels sur les vies des femmes, cette personne a l’air un peu délirante/défensive/malhonnête. Lâchez l’affaire. Admettez que vous savez que la pornographie est mauvaise pour les femmes et que vous l’utilisez, y participez, ou en profitez malgré tout. Vous ne trompez personne, et je doute même que vous vous trompiez-vous même ». […]

« Savez-vous ce que cela signifie ? Personne ne clique sur les sites qui disent offrir de la pornographie féministe. Des tas de gens cliquent sur des sites qui offrent de la pornographie sur le viol. Si la pornographie féministe existait réellement, cela ne changerait rien, parce que personne ne cherche de la pornographie féministe et personne n’a envie de savoir à quoi ça pourrait ressembler parce que les gens ne regardent pas de la pornographie pour voir deux égaux qui s’éclatent. (et) Pendant que nous perdons notre temps à argumenter sur l’existence ou non de la pornographie féministe, sur la possibilité qu’une féministe soit dans la pornographie mainstream sans être virée du club, sur la possibilité des femmes à participer à la production de porno mainstream et de continuer à se dire féministes, etc., les hommes produisent et consomment assez de pornographie brutale pour nous noyer toutes dans un marécage purulent de misogynie. Ce ne sont pas des hommes dont ces sites proclament que nous allons les voir se faire baiser par des ânes, violer analement collectivement, baiser brutalement dans la gorge, et couverts de foutre. Ce sont des femmes, et ce sont les femmes qui doivent vivre dans un monde saturé d’images de femmes dégradées, dévaluées, déshumanisées, et méprisées. Qu’est-ce qu’on en a à foutre, dans ce contexte, si deux ou trois geeks tatoués du club de théâtre, au QI de 115 et adorateurs de zombies pensent qu’ils ont trouvé un moyen de faire une vidéo de deux personnes qui baisent n’impliquant pas que la femme soit traitée de pute ?” [12]

Et rappelons le bien ici: pensez-vous réellement que si l’actrice n’avait pas d’argent en retour, elle irait donner son corps ?!? Non ! Le porno c’est l’achat du consentement des femmes, c’est de la manipulation, car on veut vous vendre l’idée que le consentement c’est du désir, mais une relation sexuelle devrait se vivre entre deux personnes désirantes, sans argent, sans contrepartie, et non entre deux personnes consentantes, car dans un rapport de domination, dans une situation précaire, dans une situation de faiblesse, le consentement s’achète ! 

PEDOPORNOCRIMINALITE :

Les « actrices » sont des victimes de la porno prostitution, les femmes sont des victimes de la porno prostitution, mais les enfants aussi sont des victimes de la porno prostitution !

116 000 recherches par jour faites pour trouver du contenue pédopornocriminel ! [13]

150 000 mineur·es, sont victimes de viol ou de tentatives de viol. [14]

Les agressions sexuelles et les viols de mineur.e.s sont des crimes de plus en plus répandus dans notre société pornifiée. Voyez donc comment les pratiques objectifient nos filles (80% des victimes sont des filles.):  maquillage, talons, bikini pour enfant, « conseils beauté pour enfant », société narcissique poussée à l’extrême … le porno vole notre enfance. Il met en danger nos soeurs. Le porno met en danger nos enfants ! Le porno c’est la sexualisation de nos filles !

Se battre contre le porno c’est protéger nos enfants !

Pour qu’on n’ait plus jamais à lire dans les journaux qu’un homme a violé son enfant ! Pour qu’on n’ait plus jamais à lire qu’il a voulu essayer des pratiques vues dans le porno ! [15]

Sachez que lorsque des procès ont lieu, que ce soit pour viols ou pour meurtres, l’historique de l’ordinateur de l’accusé est révélé au grand jour… et à chaque fois c’est pareil : consommateur de porno invétéré, allant du gang bang (donc viol collectif) à la zoocriminalité

Les enfants regardent leur premier porno entre 6 et 9 ans [16], et intègrent ainsi que les filles sont à leur disposition. Les agressions sexistes, les viols peuvent même commencer dès la maternelle. Voilà ce que l’on retrouve dans l’actualité aujourd’hui :

“ 2 garçons de 4 ans violent une fillette après avoir regardé du porno ” [17]

“ Un enfant de quatre ans soupçonné de deux viols à la maternelle ” [18]

Oseriez-vous encore parler de choix ? Le porno rend les enfants violents, il en fait des monstres, il éduque les petits garçons à la haine des filles et des femmes ! Il éduque les garçons à penser que les filles et les femmes sont des objets sexuels à leur disposition, et qu’ils ont tous les droits sur elles. Quel genre d’enfant sommes nous en train de créer par l’accessibilité en un clic du porno, par les images pornographiques des vitrines des kiosques à journaux que l’on voit partout ? Par les réseaux sociaux vitrine du narcissisme et de la pornification à outrance ?

LE PORNO EST UNE DROGUE

Nous le savons depuis longtemps, le porno ne rend pas seulement les hommes violents, les scientifiques ont prouvés que le porno est une drogue, aussi dure que la toxicomanie. [19]

Le porno drogue les hommes à la dopamine. Le porno détruit notre cerveau en créant de la dopamine naturelle en abondance. On parle alors de la drogue du plaisir. Notre cerveau détruit des récepteurs de dopamine, ce qui l’appauvrit et engendre une demande de plus en plus forte aboutissant à la volonté de voir des scènes de plus en plus violentes.

Les jeunes sont la cible du porno business, car ils sont plus sensibles à cette drogue, plus manipulables, plus faciles à rendre violents et agressifs. Les nazis eux mêmes utilisaient le porno pour droguer les hommes à la violence [20].

Le porno change les hommes en leur donnant non pas seulement le goût du viol mais aussi en changeant leur vision du désir par une envie de performance. Mais désir et performance sont totalement incompatibles ! A quel moment les hommes qui se branlent devant des viols filmés peuvent attendre des femmes qu’elles soient désirantes alors que ce n’est pas le désir mais la violence qui les font jouir !?! Ils aiment la domination et ne savent pas à quoi peut ressembler une relation égalitaire. Le porno fait croire aux hommes que les femmes aiment être violentées, humiliées, dominées. La pornographie est le continuum de la haine des femmes, c’est la prolongation de 10 000 années de patriarcat. Le porno permet une nouvelle forme de violence contre les femmes…et il nous détruit massivement.

LIEN ENTRE PORNO ET PROSTITUTION

Le porno est de la prostitution filmée ! Citation d’une jeune australienne travaillant dans un bordel pendant 2 ans :

DU PORNO DANS TOUTES LES PIECES :

“Il y avait des vidéos pornos qui passaient dans toutes les pièces, y compris à la réception, et il était impossible d’y échapper. Les hommes demandaient aux femmes prostituées de faire ce qu’ils voyaient dans ces vidéos. C’était clair qu’ils voulaient reproduire ce qu’ils voyaient dans le porno, je le savais parce que j’étais forcée d’en regarder tout le temps. Dans ces vidéos, les hommes n’avaient pas de préservatifs, on voyait trois hommes qui éjaculaient sur le visage d’une femme, qui insultaient et humiliaient des femmes, qui les étranglaient, qui leur tiraient les cheveux, qui les frappaient, il y avait du sexe anal—et ça, c’était le porno standard. La prolifération du porno sur internet a forcé les femmes à accepter des pratiques sexuelles qui n’existaient même pas il y a 20 ans. Les clients voulaient des femmes qui ressemblent à des actrices pornos—très jeunes, ayant l’air d’adolescentes, avec des implants mammaires et complètement épilées.” [21]

Comme nous le voyons dans ce genre de témoignages, comme dans ceux de Shelley Lubben, ainsi que celui de Nadia, sur le site prostitutionetsociété.fr [22], l’énorme majorité des actrices se prostituent à côté, sont escortes et continuent à vendre leur corps…car les hommes veulent acheter et louer les corps des femmes. Le lien entre ces deux industries sexclavagistes est indéniable. L’un ne peut exister sans l’autre, et les deux doivent être abolis.  

Le porno n’est QUE de la violence et de la domination masculine. Les pratiques disponibles légalement, les plus regardés et gratuitement sur le net sont : bâillonnement, étouffement, gifles et coups, bukkake qui consiste à l’éjaculation de plusieurs hommes sur le visage d’une femme, double pénétration qui se nomme dans le milieu pornographique “dp : double peine”… sans oublier de dire que les femmes le subissant sont sous anesthésie tellement la douleur est insupportable.

Comment pouvons-nous alors affirmer que c’est un travail !?!

Il est quand même honteux de définir cette pratique comme un job, un job où l’on a 18 fois plus de risques que dans un autre métier. Un job à hauts risques ! Et n’oublions pas de mentionner que l’espérance de vie d’une actrice est de 37 ans selon une étude américaine [23]. 37 ans… A cet âge là, on a tellement de choses encore à vivre, à faire… Le porno tue…

Comme sus-mentionné, le porno c’est des pratiques violentes, brutales. La pratique la plus répandue aujourd’hui est le prolapsus anal qui consiste à faire sortir l’intestin de l’anus des femmes par de nombreuses sodomies violentes qu’elles subissent ; et suite à cela, elles doivent se faire suturer le rectum.

ll n’existe pas de protection sociale pour les actrices et les prostituées. Ce n’est jamais déclaré. Pas de retraite, car leur “métier” ne cotise pas. Mais à quoi bon puisqu’elles mourront certainement bien avant. Regarder la pornographie c’est donc soutenir la précarité et la mort prématurée des femmes. C’est l’exploitation des femmes pauvres et faibles, c’est de l’esclavagisme, c’est criminel. Pour survivre, elles boivent, se droguent, s’anesthésient. Elles meurent très jeunes, souvent d’overdose ou de suicide. Plusieurs actrices hollywoodiennes ayant été en dépression, ont été récupérées par des proxénètes et en sont mortes. Les conditions sont dramatiques comme pour ce qu’a vécu Dana Plato, retrouvée morte d’overdose dans un fourgon pourri, ce qui montre bien une précarité hallucinante et inacceptable. [24]

Le porno est également raciste, la catégorie « interracial » classe les femmes en fonction de leur origine, les représentations sont stéréotypées, donc racistes : on retrouve la femme noire bestiale, la bombe latina, l’asiatique soumise et pédo-infantilisée. Le porno c’est l’humiliation, la torture, l’agonie, la destruction et l’extermination des femmes. [25]

Pourquoi ne faut-il pas écouter les privilégié.e.s de la Porno Prostitution :

Il est temps d’arrêter d’écouter les messagères du mal de l’industrie du viol. Il est temps d’arrêter d’écouter les femmes conditionnées par le patriarcat à sauver égoïstement leur propre peau au détriment des millions de femmes qui meurent prématurément.

1% VS 99%

Il est temps d’arrêter de les écouter car elles ne représentent PAS la réalité. Elles sont une minorité à qui l’on donne la parole, les porte-paroles du business de la sainte kekette. Ces femmes qui disent haut et fort qu’elles ont le choix de sortir de l’industrie quand elles veulent, qu’elles ont même un job à côté, « qu’elles aiment ça », que la porno prostitution n’est même pas leur première source de revenus pour certaines… L’indécence à son paroxisme.

Ces privilégiées, ces mères maquerelles au service de la mafia la plus lucrative du monde, face à des millions d’entres elles qui n’ont QUE la porno prostitution pour survivre, en sont prisonnières, ne peuvent pas en partir, n’ont pas de diplômes, pas de formation, pas de sorties de secours. Ecouter ces femmes c’est comme écouter seulement la parole des noir.es qui revendiquaient être bien traité.e.s durant l’esclavagisme. C’est mettre en avant et diffuser une seule parole, une seule voix, telle une propagande Stalinienne manipulatrice, tel un Kim Jong Un du Porno.

Ont-elles le droit de condamner toutes ses soeurs à la souffrance et à la mort ? NON.

D’autant plus que les victimes qui sont sorties de ce système le disent : lorsqu’on est pornifiée, on est obligée de se faire croire que tout va bien, que l’on est heureuse, et de vivre complètement dissociée pour survivre, pour ne pas mourir.

Ulla, à la tête du mouvement des prostituées se disait « libre de tout proxénète » et revendiquait la prostitution comme un métier parmi d’autres, avant de faire une tentative de suicide et de sortir un livre “comment avez-vous pu me croire” [26]. Rosen, qui est restée 22 ans dans la prostitution le dit aussi dans ces interviews : “pour moi c’était un travail, et au nom de ma liberté, personne ne pouvait m’imposer ou m’empêcher” ; aujourd’hui elle se bat contre ce sexlavagisme.

Il est temps de savoir faire la différence entre libération sexuelle et libéralisation sexuelle.

Nous exigeons l’abolition de la Porno Prostitution. Nous sommes contre l’idée de Robin d’Angelo de légiférer la pornographie car légiférer le porno pour « le bien » des acteurs et des actrices c’est comme demander de créer des lois pour que l’esclavage soit plus respectueux.

On ne légifère pas une violence, on la banalise

Nous n’allons pas attendre gentiment que les oppresseurs comprennent la situation des opprimées et qu’ils changent individuellement de comportement. Quel changement de société a été réalisé ainsi ? Aucun. Si les abolitionnistes de l’esclavage avaient attendu que les blancs changent d’eux-même leurs comportements au travers de la sensibilisation et de la discussion, l’esclavage existerait toujours. Si un esclavage n’est pas interdit, il perdurera toujours, tout simplement car les oppresseurs s’en lavent les mains des victimes et ont des intérêts à garder leur pouvoir. Ils jouissent de leur domination. On ne collabore pas avec l’oppresseur ! Notre objectif n’est pas de séduire l’opinion publique mais de parler au nom des victimes, d’AGIR pour EXIGER l’interdiction internationale des viols filmés, pour que plus jamais une femme ne soit victime des violeurs-tortionnaires. Nous sommes dans un monde patriarcal avec donc une injustice patriarcale. Il est logique qu’il y ait si peu de violeurs condamnés quand on sait que les personnes représentant la justice sont des consommateurs de porno : oui, les juges, les avocats se branlent devant des viols filmés. Même dans notre propre gouvernement, nous avons des ministres violeurs qui ne sont pas condamnés. Dans ces conditions, comment espérer un changement sans actions directes/concrètes ? Nous faisons ici un appel à une mobilisation pour agir contre cette industrie qui tue et violente les femmes par millions tous les jours, dans l’indifférence générale, avec la complicité et la collaboration de l’Etat, de la soi-disante justice. 

“Aussi dérangeant que cela puisse être, derrière chaque vagin, chaque bouche à pipe, chaque anus, derrière chaque trou rempli de foutre, de doigts, de poings, de centaines de bites d’affilée, se cache un être humain.”

Pour toutes les Alicia, Yolanda, Pauline, Sayannah, Shauna, Karen, Saya, Dana, Lolo, Megan, Olivia, Shyla, August, Yurizan, et toutes les autres. Pour toutes ces femmes mortes dans une industrie meurtrière qui viole, torture et tue les femmes par millions, nous ne cesserons jamais de lutter. Pour notre dignité à toutes, pour que plus jamais nous n’ayons à brandir leur visage ! Tant qu’il y aura ne serait-ce qu’une seule morte, nous serons là, avec elles, jusqu’à l’abolition.

l’abolition.

  • Sources :

[1] [4] https://nordicmodelnow.org/2018/09/08/survivors-speak-out-about-what-prostitution-is-really-like/?fbclid=IwAR1UBd0atDdlDmPwoGqBZ4Lk1Pp14oV2jfpDcGmLEI809WsTO3zimu9eVJw

[2] http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/rosen-je-me-suis-autodetruite-si-j

[3] https://www.lesinrocks.com/2018/06/19/actualite/societe/jacquie-et-michel-une-jeune-femme-fait-supprimer-des-videos-grace-au-droit-loubli/

[5] https://thebridgehead.ca/2019/01/07/many-porn-stars-viewed-online-are-actually-dead-and-buriedtheir-work-killed-them/?fbclid=IwAR1RjTlXds9nhyz6XZO7bcIPKs_z1MqRzsZYtxxT37yywLZErgtgDJT-Yfw

[6] http://www.cailloutendre.fr/2014/03/pornographie-lenvers-du-x/

[7] http://www.orroz.net/pornostar.htm

[8] http://www.orroz.net/LenversduX.htm

[9] https://antisexisme.net/2015/12/18/sexualite-feminine/

[10] https://www.facebook.com/search/top/?q=lingerie%20patriarcale&epa=SEARCH_BOX

[11] https://www.youtube.com/watch?v=EpTLoYa_Rdo

[12] http://antiporno.canalblog.com/archives/2011/12/12/22944424.html

[13] [14] https://www.thorn.org/child-pornography-and-abuse-statistics/

[15] https://www.journaldemontreal.com/2015/08/09/280-enfants-dun-village-victimes-dagressions-sexuelles-filmees

[16] https://www.bitdefender.fr/actualite/une-etude-bitdefender-rev%C3%A8le-que-les-enfants-regardent-du-porno-en-ligne-d%C3%A8s-lage-de-six-ans%E2%80%A6-2754.html

[17] https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/12/2886970-paris-eleve-4-ans-victime-viol-reunion-camarades-maternelle.html

[18] http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/paris-un-enfant-de-4-ans-soupconne-de-deux-viols-la-maternelle

[19] https://fightthenewdrug.org/how-porn-affects-the-brain-like-a-drug/

[20] https://www.youtube.com/watch?v=3lANzfngE9U&list=FL-jJqOjpa1K1uhgN0r8xsBA&index=43&t=6s

[21] https://revolutionfeministe.wordpress.com/2018/09/30/jai-ete-receptionniste-dans-un-bordel-legal/

[22] http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/article/nadia-le-x-c-est-des-viols-a-repetition-c-est-inhumain

[23] http://danielrjennings.org/TheAverageLifeExpectancyOfAPornStar.html

[24] https://www.bluejean.fr/biographies/dana-plato.php

[25] https://entreleslignesentrelesmots.blog/2017/06/24/oui-la-pornographie-est-raciste/

[26] http://8mars.info/ulla?fbclid=IwAR0Yn4_vuk12SurJzQDuWGnZ2JTh_Xm0uwFYli7RZYqVVjMxnCpd5GQI1a4