« Travail du sexe » : l’origine du terme et du mouvement

« Travailleuses du sexe », « travail du sexe », « sex work is work ». Vous les voyez partout, même quand on parle de trafic sexuel. Tout le monde, surtout les médias ont l’air convaincu que c’est le nouveau terme respectueux pour qualifier ces femmes.
Vous vous en doutez, c’est un terme récent. Aussi récent que « technicienne de surface » ou « hôtesse de caisse », des néologismes euphémiques qui servent tout simplement à cacher la misère. Néanmoins, quand ces derniers ont pour intention de revaloriser le métier, le terme lui de « travail du sexe » à non seulement pour objectif la valorisation, mais aussi d’implanter l’idée toute simple que l’exploitation sexuelle serait un « métier ».

Et cela marche. Que vous soyez sous contrainte, victimes d’un proxénète, de trafic sexuel, d’un petit dealer qui devient votre mac ou de votre mec qui vous force à vous vendre, vous serez appelé « travailleuse du sexe ». C’est indécent vous ne trouvez pas ?

Mais comment ce terme à t-il réussi à s’implanter dans la tête de tous et toutes ? Comment vous à t-on convaincu que le mot prostituée était plus vulgaire, et qu’au contraire utiliser le mot « travail » pour définir ces femmes victimes d’exploitation sexuelle parait plus juste ?


En 1977. Un projet suédois a été lancé pour découvrir la réalité quotidienne de la vie des femmes prostituées. Les chercheurs ont interrogé des centaines de femmes, de clients et de proxénètes. Ce qu’ils ont trouvé a fait exploser les vieux mythes victoriens selon lesquels la prostitution résultait d’un besoin biologique chez les hommes et d’un défaut mental chez les femmes. Au lieu de cela, ils ont découvert que c’était quelque chose que les hommes faisaient aux femmes avec des conséquences tragiques.

À peu près à la même époque, des féministes aux États-Unis et ailleurs, telles que Kathleen Barry et Andrea Dworkin, procédaient à une puissante analyse de la pornographie et de la prostitution en tant qu’éléments clés de la subordination systématique des femmes. En conséquence, l’industrie du sexe avait un sérieux problème d’image entre les mains.

Cet article donne un aperçu des manières dont l’industrie du sexe a riposté, notamment en utilisant des euphémismes pour occulter la réalité de la prostitution et l’idée de syndicats de prostituées pour se donner une légitimité.

Je m’inspire des recherches et des arguments de Kajsa Ekman dans son excellent livre,  Being and Being Bought . Ekman montre que dans presque tous les cas, ces soi-disant syndicats sont des façades érigées par ceux qui ont des intérêts particuliers – certains d’entre eux sont des proxénètes et d’autres acteurs qui exploitent la prostitution des autres, certains d’entre eux des clients et des personnes qui, pour diverses raisons, se sont taillé une niche pour promouvoir l’industrie.

COYOTE

L’origine du mal, l’origine de cette histoire. C’est le nom de l’organisation qui a inventé ce terme de « travail du sexe ».

Financé par les églises et l’industrie du porno, COYOTE (Call Off Your Old Tired Ethics) a été fondé aux États-Unis en 1973 par une faction libérale du mouvement hippie, qui considérait la prostitution comme une expression de la liberté sexuelle. Au bout de huit ans, il comptait environ 30 000 membres, dont des libéraux du sexe, des beatniks et des proxénètes connus. Malgré le fait que seulement 3 % environ de ses membres étaient des femmes prostituées, COYOTE a été à plusieurs reprises qualifié de syndicat de « prostituées » ou de « putains ».

C’est la porte-parole de COYOTE, Priscilla Alexander, qui, peut-être plus que quiconque, a introduit le terme «travailleuse du sexe» dans l’usage courant. Crée par Carol Leigh, autre militante au sein de l’organisme complétement oubliée par la suite, c’est Priscilla qui va le populariser.. Elle s’est rendu compte que pour normaliser la prostitution, il fallait changer le langage du mot «prostitution», qui est laid et évoque en fait quelque chose de sa réalité , à un euphémisme qui obscurcit cette réalité et évoque quelque chose de sain. Les formulations de l’époque la dérangeait parce qu’elle rendait les « femmes objets et diabolisait les organismes dont elles disposaient pour s’organiser ». Malheureusement, sa solution a été très efficace.

Alexander a affirmé que ses quatre années à l’université la qualifiaient pour être considérée comme une « travailleuse du sexe » et parler en leur nom. Elle et Margo St James ont parcouru le monde pour commercialiser leurs idées selon lesquelles le « travail du sexe » devrait être légitimé et que vendre son corps est un droit humain. Le monde entier oui, car les mafieux ont des moyens pour défendre leurs intérêts.

COYOTE n’a jamais caché ses intentions : décriminaliser tous les acteurs de l’industrie du sexe, ce qui inclus les rabatteurs, les proxénètes, tous ceux qui organisent cette industrie.

Le fil rouge

Dès le début des années 1980, le gouvernement néerlandais a lancé un certain nombre de projets dans le but de normaliser la prostitution. Cela a abouti à la légalisation de tous les aspects de l’industrie du sexe aux Pays-Bas en 1999. La Fondation de Graaf a joué un rôle central dans ce processus. La fondation est pro-prostitution et a maintenant le statut officiel d’Institut néerlandais pour les questions de prostitution à Amsterdam et est une source majeure de propagande pro-prostitution.

La Fondation de Graaf a fondé  de Rode Draad  (Le fil rouge), qui est aujourd’hui l’un des «syndicats de prostituées» les plus célèbres au monde (et qui se compte en millions). En 2002, il est devenu un syndicat officiel sous le nom de  Truss  et peu de temps après, il a rejoint FNV, la plus grande fédération de syndicats des Pays-Bas. En 2010, il ne comptait qu’environ 100 membres (sur plus de 25 000 femmes prostituées à Amsterdam) et rien n’indique qu’il ait jamais abordé une véritable question syndicale. Malgré cela, les brochures touristiques donnent l’impression qu’il s’agit d’une ruche d’activités à travers laquelle les femmes prostituées s’auto-organisent en masse .

Le congrès mondial des putains

Le gouvernement néerlandais et la Fondation de Graaf ont financé en partie le « Congrès mondial des putes » qui s’est tenu à Amsterdam en 1985 et à Bruxelles en 1986. Le congrès a été initié par Margo St James et Priscilla Alexander de COYOTE, ainsi que l’universitaire Gail Pheterson. Les personnes présentes étaient des femmes prostituées (environ 50%) ainsi que des universitaires, des libéraux du sexe, des représentants du gouvernement, des policiers, des proxénètes et d’autres personnes de l’industrie du sexe.

Le compte rendu du congrès montre qu’il comprenait une discussion ouverte et franche avec un large éventail d’opinions exprimées, y compris le soutien à la prostitution, le désir de la quitter et la considérant comme un mal nécessaire. Certains des témoignages étaient poignants – par exemple, une femme a raconté avoir été violée et battue par son proxénète à l’âge de 13 ans et une autre a raconté avoir été violemment battue et contrainte à la prostitution par son petit ami qui est devenu son proxénète. Malgré cela, les organisateurs ont poursuivi leur programme prédéfini et adopté un manifeste exigeant la dépénalisation de la prostitution et du proxénétisme.

Le manifeste est abondamment cité dans la littérature académique pro-prostitution et «sex positive» comme les revendications authentiques des «travailleurs du sexe». Cependant, les comptes rendus du congrès montrent que les femmes prostituées ne parlaient pas d’une seule voix et que les revendications étaient adoptées par une majorité qui n’étaient pas des « travailleuses du sexe » et dont beaucoup avaient un intérêt financier direct dans l’industrie. Il est rare de trouver une critique du contexte dans lequel elle est née et de la manière dont l’agenda a été défini et contrôlé.

L’épidémie de sida ouvre de nouvelles sources de financement

Le début de l’épidémie de sida dans les années 1980 a entraîné un afflux important (et continu) de financements pour COYOTE et d’autres organisations censées représenter les femmes prostituées, sous prétexte de prévenir la propagation du VIH/sida.

La stratégie de prévention peut se résumer à la distribution de préservatifs aux femmes (à qui incombe la responsabilité de prévenir la propagation de la maladie aux « clients » et à leurs épouses et partenaires). Le financement a permis à ces groupes d’intensifier leurs campagnes pour la normalisation de la prostitution comme « travail ».

En conséquence, l’argument « la prostitution est un travail » a commencé à gagner du terrain à la fin des années 1990 avec des organisations comme l’OIT, l’ONUSIDA et l’ OMS qui se sont prononcées en sa faveur.

Aujourd’hui, tout le monde peut constater, dans tous les pays, la place des proxénètes au sein des organisations et associations de santé, de migrants, de SDF, de prévention et d’aides au sujet de la toxicomanie, … dans tout ce qui inclus des personnes vulnérables. (ACT-UP, AIDES, Sidaction, Médecins du monde, Amnesty International, … )

Les syndicats des « travailleuses du sexe »

Au début des années 2000, l’idée que les syndicats étaient la solution à tous les problèmes de la prostitution a pris son envol. On en a vu fleurir dans le monde entier. Cependant, la discussion sur ce qu’un syndicat pourrait réellement accomplir pour les femmes prostituées était remarquablement absente.

Un plan qui montre tous les faux « syndicat » et associations organisées sous le symbole du parapluie rouge.

L’idée de syndicats pour prostituées est séduisante. Mais comment les femmes isolées s’organisent-elles contre les proxénètes violents, les gangs mafieux et les patrons impitoyables de maisons closes et de lap-dance qui contrôlent le commerce ?

Même dans les pays où la prostitution est réglementée, seule une très petite minorité de femmes est formellement une employée. Par exemple, en 2007 en Allemagne (où la prostitution est réglementée depuis 2002), une étude gouvernementale a montré que  moins de 1 %  des personnes prostituées étaient formellement employées et que seulement 5 %  souhaitaient un emploi enregistré dans l’industrie. En 2014, seulement 44 femmes se sont enregistrées comme « travailleuses indépendantes », sur une estimation de plus de 400 000 prostituées. C’est un échec et cela continue de l’être.

Pour son livre (qui a été initialement publié en suédois en 2010), Kajska Ekman a mené des recherches sur les syndicats de « travailleuses du sexe » en Europe occidentale. Il convient de noter en particulier l’Union internationale des travailleurs du sexe (IUSW), un groupe basé au Royaume-Uni qui est devenu une partie de l’Union nationale des travailleurs généraux et municipaux, maintenant le GMB, géré entièrement par des proxénètes et de « clients »

Le site Web de l’IUSW déclare que l’adhésion est « ouverte à tous ceux qui travaillent dans l’industrie du sexe et le divertissement pour adultes […]  et à ceux qui soutiennent les objectifs de campagne de l’organisation  » – ce qui ressemble à une invitation aux clients et aux proxénètes. Quel syndicat légitime invite les clients, les patrons et les propriétaires d’entreprise à se joindre ?

Un mail envoyé par IUSW à l’un de ces membres pour affirmer leur accord sur les principes fondamentaux de l’organisation, qui mentionnent impliquer les proxénètes.

L’IUSW fait campagne pour la dépénalisation complète de l’industrie, y compris les proxénètes. En 2003, il ne comptait que 150 membres (à une époque où il y avait environ 100 000 femmes prostituées au Royaume-Uni). Quand Ekman faisait ses recherches, le membre le plus actif était Douglas Fox qui prétendait être un « travailleur du sexe » mais était en fait le fondateur et copropriétaire de l’une des plus grandes agences d’escorte d’Angleterre, Christony Companions – c’est-à-dire un proxénète.

(Situation en France : Comme le rappel l’article de Ressources Féministes, sur plus de 44 000 victimes de prostitution, les associations autoproclamées « syndicat » revendiquait en 2011, 462 adhérent·e·s , restant très opaque sur le nombre de concernées par la prostitution parmi ceux-là. Aujourd’hui, non seulement les associations sont opaques sur les adhérent.e.s, ainsi que sur les financements et le nombre réel de concernées. )

Non seulement l’IUSW n’a pas demandé à l’industrie du sexe d’améliorer les conditions des travailleurs, mais elle a en fait fait pression sur le gouvernement pour qu’il rejette le projet de loi anti-traite, qui offrirait réparation aux femmes victimes de la traite.

Ekman a trouvé une histoire similaire dans les autres pays d’Europe occidentale sur lesquels elle a enquêté :

« Malgré mes efforts, je n’ai pu trouver aucun groupe qui fonctionne comme un syndicat au sens propre du terme : une organisation dirigée et financée par ses membres, négociant avec les employeurs pour promouvoir les meilleurs intérêts des travailleurs. Bien qu’il puisse y avoir ou qu’il ait pu y avoir de tels groupes, je tire toujours la conclusion que la majorité des groupes qui se disent syndicats de personnes prostituées se déforment et se présentent sous un faux jour. Au lieu de cela, la plupart d’entre eux sont des groupes d’intérêt qui utilisent le terme de «syndicat» pour faire de la prostitution un travail comme un autre. (Page 69)

Elle a montré que les groupes n’étaient pas ce qu’ils paraissaient être et que généralement leur objectif principal n’était pas de changer l’industrie mais de changer son image. Il y a un silence de mort de tous sur les aspects pratiques de la syndicalisation des «travailleurs» dans la prostitution telle qu’elle est réellement pratiquée.

A LIRE : Qu’est-ce que le STRASS « syndicat » ? (en ce qui concerne la France)

La salle des miroirs déformants

L’objectif de tous les groupes qui prétendent représenter les « travailleuses du sexe » sur lesquelles Ekman a enquêté était de faire campagne pour une décriminalisation complète de l’industrie – et d’attaquer les féministes.

Une grande partie de leur discours repose sur la manipulation par les mots et les mythes, eux associant la prostitution à des mots et des idées positives et dynamiques comme l’extase, le plaisir, les festivités, le dynamisme, la libération et la transgression, tandis que les féministes sont associées à des mots négatifs comme puritain, sobriété, autoritarisme, anti-sexe, et même le nazisme. Le but ? Diaboliser les femmes. Ce n’est pas une analyse. C’est de la manipulation et cela bloque la pensée analytique.

Plus récemment, ce volet s’est transformé en affirmation selon laquelle les féministes  détestent  les travailleuses du sexe et le terme « SWERF » est entré en usage. SWERF signifie « Sex Worker Exclusionary Radical Feminist » et le terme est largement utilisé comme insulte contre les féministes et survivantes de la prostitution elles mêmes, qui considèrent la prostitution comme de la violence sexuelle, un élément central du système patriarcal qui opprime et subordonne les femmes. L’utilisation du terme SWERF est également manipulatrice et bloque la pensée analytique.

Quelle féministe veut être considérée comme quelqu’un qui déteste quelqu’un, surtout quand il s’agit de femmes vulnérables ? Même la menace d’être qualifiée de SWERF effraie les femmes et les pousse à se conformer au programme « la prostitution est un travail ». Ceci est particulièrement dévastateur pour les jeunes femmes qui explorent des idées féministes et qui pourraient écouter autrement l’analyse féministe en ce qui concerne la prostitution.

L’utilisation du terme SWERF est une forme de harcèlement. Il est utilisé pour discréditer l’analyse féministe et pour en effrayer les femmes. C’est une vieille tactique patriarcale usée jusqu’à la moelle, mais malheureusement elle est efficace.

Lors d’une marche à Londres

Autre fil conducteur du discours, la « travailleuse du sexe » n’est pas une victime mais une personne forte qui sait ce qu’elle veut, dont il faut respecter les choix. C’est un argument curieux parce que la définition de « victime » est quelqu’un qui est soumis à un traitement cruel ou oppressif ou qui souffre d’un autre événement préjudiciable. Nulle part la  définition ne  suggère ou n’implique quoi que ce soit sur l’humanité ou la force de la victime, ou son absence.

Tous les types de personnes peuvent être victimes de tremblements de terre ou d’accidents de voiture. Les reportages sur les tremblements de terre se concentrent souvent sur la force et l’ingéniosité des victimes et ne remettent jamais en question leur choix, par exemple, d’aller dormir dans leur propre lit la nuit du tremblement de terre.

Cependant, dans la culture populaire, il est devenu tabou de décrire quelqu’un comme une victime d’oppression systématique parce que, par définition, cela attire l’attention sur cette oppression systématique et implique la possibilité d’un système différent – un système dans lequel il existe une certaine forme de justice sociale.

Traiter une personne de victime quand il ne s’agit pas d’un événement ou quelque chose d’aléatoire et d’imprévisible est devenu une insulte à l’humanité, à la force, au « libre arbitre » de cette personne, etc. Toute analyse des rapports de force, de domination, d’aliénation ou de contraintes sont prohibés. Ce n’est pas un hasard si ce changement de culture populaire s’est produit au cours des décennies où le néolibéralisme  a contrôlé les médias et infiltré le milieu universitaire. C’est encore une autre astuce idéologique pour bloquer l’analyse des systèmes d’oppression et pour nous maintenir tous fermement à notre place.

Il ne faut donc pas s’étonner que ceux qui veulent normaliser l’industrie du sexe accusent quiconque de mot en -phobe et la critique de promouvoir un récit victime/sauveur qui met en cause « l’agence des travailleuses du sexe ».

Contre qui utilisent-ils cette tactique ? Ces horribles féministes, bien sûr. Pourquoi ? Faire taire leur analyse de la prostitution comme système d’oppression et effrayer les autres (surtout les jeunes femmes) de les écouter. Parce qu’en fin de compte, cette analyse féministe est valable et une fois que vous y avez ouvert les yeux, les oreilles et le cœur, il est difficile d’être en désaccord.

Et bien sûr, lorsque ces horribles féministes disent qu’une femme prostituée est une victime, cela prouve simplement qu’elles doivent la détester. Ce sont donc des SWERF. QED*. Sauf qu’en fait non.

C’est juste un autre miroir déformant. Écoutons les survivants de la prostitution et écoutons ce qu’elles ont à dire.


[*] QED est l’abréviation de l’expression latine  quod erat demonstrandum , qui se traduit approximativement par « ainsi c’est prouvé ».


Lectures complémentaires

  • Ekman, Kajsa Ekis (2013)  Être et être acheté . Melbourne : Spinifex.
  • Barry, Kathleen (1979)  Esclavage sexuel féminin . Presse universitaire de New York.
  • Dworkin, Andrea (1974). Femme qui déteste.  New York 
  • Dworkin, Andrea (1981). Pornographie : des hommes possédant des femmes.  Londres

Article d’origine mis à jour : https://nordicmodelnow.org/2021/06/05/a-brief-history-of-the-sex-work-is-work-movement/

Un avis sur « « Travail du sexe » : l’origine du terme et du mouvement »

  1. Étant femme, et violée à 16 ans, quand je lis tous ces articles à propos des femmes que l’homme a rabaissé pour son « petit plaisir »( prostituées, etc…) me donne la nausée. Selon l’homme la femme  » doit montrer son cul » quoi qu’elle fasse, elle doit se maquiller, sinon pas jolie! Par contre, ou voit-on des hommes qui montrent le leur? Comme c’est bizarre ! L’ homme est  » respectable »! La femme est une  » pute » pour faire bander!

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