L’industrie du « sexe » veut vous garder confus à son sujet


Il y a plusieurs années, j’ai assisté à une projection de film proposée par une organisation réputée de lutte contre la traite. Le documentaire portait sur la réalité de la prostitution et du commerce du sexe. À la fin du film, les organisateurs de l’événement ont présenté un panel d’experts en la matière et ont invité le public à poser des questions.

La toute première question était: «C’est pourquoi nous devons légaliser la prostitution, n’est-ce pas?». J’ai regardé le public de plus d’une centaine de personnes et j’ai vu que la plupart d’entre eux hochaient la tête en accord. J’étais horrifiée ! Après tout, il s’agissait d’un groupe de personnes de bonne volonté dont nous pourrions supposer qu’elles soient plus informées sur le problème que la moyenne des gens.

Si ce public pensait que légaliser la prostitution était la solution, à quel point le grand public est-il mal informé?

C’est fait exprès. Vous voyez, l’industrie mondiale du sexe commercial, qui pèse plusieurs milliards de dollars, travaille très dur pour entretenir la confusion sur les questions de la prostitution, du trafic sexuel, du « travail du sexe » et du modèle juridique qui donne les meilleurs résultats (le système abolitionniste). Nous entendons les termes «légalisation», «décriminalisation», «décriminalisation totale» et «décriminalisation partielle» utilisés de manière interchangeable et parfois à tort.

… L’industrie mondiale du « sexe » commercial, qui pèse plusieurs milliards de dollars, travaille très dur pour entretenir la confusion sur ces questions.

Ces mesures sont proposées en tant que remèdes potentiels aux problèmes que nous connaissons avec la criminalisation de la prostitution dans certains pays, mais combien d’entre vous savent réellement comment ces politiques sont définies? Savez-vous qu’il existe des modèles juridiques de prostitution autres que la criminalisation et la légalisation ? Savez-vous quels ont été les résultats de chacun des modèles aux endroits où ils ont été mis en œuvre ?

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Un projet de loi intitulé Community Safety and Health Amendment Act of 2019 qui décriminaliserait complètement la prostitution est proposé dans la municipalité de Washington, DC,. Le projet de loi a été rédigé à l’origine en 2017 par un seul membre du conseil municipal du district. Cela n’a pas réussi. Il a été soumis à nouveau et bénéficie désormais du soutien de trois membres du conseil ainsi que d’un certain nombre d’organisations de défense des droits des « travailleurs du sexe ». Il est actuellement en cours de révision et sera voté prochainement.

Au cas où vous ne sauriez pas ce qu’est la décriminalisation complète et / ou si vous n’êtes pas au courant de tous les modèles juridiques de prostitution ou de leurs résultats, voici un bref résumé :

1) Criminalisation – Prohibitionnisme

En vertu de la criminalisation, tous les aspects de la prostitution – l’achat, la vente et le racolage – font l’objet de poursuites pénales . C’est la politique actuelle en matière de prostitution aux États-Unis, en Égypte, au Maroc, aux Comores, au Belize, au Japon, en Arabie saoudite, en Birmanie, en Corée du Sud, dans les Émirats arabes unis, en Iran, au Laos, en Mongolie, au Népal, aux Philippines, en République populaire de Chine, au Sri Lanka, au Vietnam ou encore au Yémen.

Résultats

  • Les prostituées sont arrêtées de manière disproportionnée par rapport aux « clients », même si la prostitution nécessite logiquement au moins deux parties. Des facteurs culturels tels que la discrimination, le sexisme, le racisme et la stigmatisation associée à la prostitution déterminent en grande partie le mode d’application. En 2010 aux États-Unis, 90% des arrestations effectuées dans le cadre de la prostitution concernaient des femmes (Mitchel et al., 2010). Un rapport de 2019 a révélé que 79% des arrestations effectuées dans l’État de Pennsylvanie pour prostitution concernaient les prostituées (Villanova Institute to Address Commercial Sexual Exploitation, 2019). Au Royaume-Uni, le ratio d’avertissements et / ou de condamnations données aux personnes prostituées par rapport aux acheteurs et aux proxénètes est de 103: 1 (Phoenix, 2007). Même dans le cas des mineures vendues à des fins de prostitution (qui sont par définition des victimes de trafic sexuel), dans 40% des cas, les forces de l’ordre ont considéré les victimes comme des criminelles (Mitchel et al., 2010). Ces ratios s’améliorent. Cependant, la prostitution reste le seul crime dans lequel les arrestations de femmes sont plus nombreuses que les arrestations d’hommes et les acheteurs continuent d’échapper à l’attention des forces de l’ordre qui est proportionnelle à leur implication (Farley et al., 2011; Federal Bureau of Investigation, 2016; Mitchell, Finkelhor & Wolak , 2010; Monto, 2004; Weitzer, 1999).
  • Les arrestations, les amendes, les peines de prison ou d’emprisonnement, un casier judiciaire, l’inscription sur un registre des délinquants sexuels ne créent pas d’effet dissuasif et ne s’attaquent pas aux causes sous-jacentes de la prostitution. Ces mesures aggravent le problème et rendent de plus en plus difficile la sortie de la prostitution. Ce modèle ne propose pas de parcours de sortie. De nombreuses femmes prostituées qui sont condamnées à une amende recourent à la prostitution pour payer l’amende parce que leur casier judiciaire les empêche de trouver un emploi légitime.
  • L’argent des contribuables et les ressources de la justice pénale sont utilisés de manière inefficace et injuste à cause de ce modèle. Tout le monde serait mieux servi si des solutions adaptées aux problèmes spécifiques à la prostitution étaient proposées, comme un accompagnement psychologique, un traitement de la toxicomanie, une thérapie de traumatologie et un logement abordable.

2) Légalisation – Réglementarisme

En vertu de la légalisation, la prostitution est considérée comme « un travail » dans plusieurs pays qui prétendent « réglementer » cette activité. Les pays réglementaristes sont l’Allemagne, les Pays bas, l’Australie, l’Autriche, le Danemark, la Grèce, la Hongrie ou la Suisse. Aux États-Unis, légale ne veut dire légale que dans les zones désignées, autorisées et réglementées. Ce n’est pas légal n’importe où. Par exemple, le Nevada a une politique de légalisation. La prostitution est légale dans plusieurs comtés, dans les bordels autorisés. Ce n’est pas légal à Las Vegas ou ailleurs en dehors de ces bordels.

A lire aussi : Les politiques en Europe

Résultats

  • La demande augmente. Comme il n’y a jamais assez de personnes qui se livrent volontairement à la prostitution pour répondre à la demande, le trafic d’êtres humains à des fins de prostitution augmente. Cela conduit à une croissance exponentielle du marché du « sexe » dit « illégal » qui dépasse de loin la croissance du marché légal (censé être plus sûr et réglementé). Cela s’est produit au Nevada, où la plupart du marché du sexe commercial existe en dehors des bordels légaux. Cela s’est également produit en Australie quand la prostitution a été légalisée dans l’État de Victoria. La traite des êtres humains à destination de l’Australie à des fins de prostitution a augmenté et a été multipliée par trois sur les marchés du sexe illégaux (Fergus, 2005; Sullivan, 2010). Aux Pays-Bas, une augmentation de 23% de la traite des êtres humains à des fins de prostitution s’est produite après la légalisation (Raymond, 2013). Les bordels illégaux sont déjà plus nombreux que les bordels légaux. On est en droit de penser que ce n’est pas fini.

Sous la légalisation… le trafic sexuel à des fins de prostitution augmente.

Title: Quarantine Creator: @_girl_from_pluto
  • Les promesses d’une meilleure sécurité et de la reconnaissance des droits des prostituées ne sont pas tenues. Les partisans de la légalisation soutiennent que la prostitution est une composante inévitable de la société humaine et que si elle est légalisée, elle pourrait être réglementée et donc rendue plus sûre, moins stigmatisante, et que les droits des prostituées pourraient être reconnus. Ces arguments peuvent sembler raisonnables à première vue, mais ignorent la réalité selon laquelle ces promesses ne sont jamais tenues lorsque la légalisation est mise en œuvre (Brents et Hausbeck, 2005; Sullivan et Jeffries, 2001; Sullivan, 2010). Au Nevada, les propriétaires légaux de bordels évitent d’avoir à fournir des indemnités pour les prostituées, une assurance maladie ou une retraite en embauchant simplement les femmes comme « entrepreneuses indépendantes ». Dans certains pays, pour bénéficier des prestations d’emploi, les prostituées doivent s’enregistrer officiellement auprès de l’État en tant que «prostituée»; un statut avec des implications à long terme et stigmatisantes que peu de gens sont prêtes à acquérir. Elle est simplement renvoyée.
    Aux Pays-Bas, cette légalisation qui devait profiter aux prostituées est vraisemblablement un échec puisque 4 % d’entre elles seulement se sont enregistrées (Chaleil, 2002, 49).
    En Allemagne, on estime aujourd’hui à 400 000 le nombre de prostituées, mais seulement 44 sont enregistrées officiellement.
  • La réglementation et la surveillance fournies sont insuffisantes pour assurer une sécurité adéquate aux femmes. Par exemple, dans les bordels légaux du Nevada, les chambres sont contrôlées par l’audio et disposent de boutons de d’alerte (Brents et Hausbeck, 2005). Les prostituées déclarent cependant que ces dispositions sont «une blague», que les boutons ne fonctionnent pas et que la surveillance audio n’est fournie que pour que le propriétaire (proxénète) du bordel puisse écouter les négociations de prix pour s’assurer qu’il obtient sa «part». Les bordels légaux se vantent également que les femmes qui y sont, seraient testées pour les maladies sexuellement transmissibles. Cependant, ce fameux test unilatéral n’aurait lieu que toutes les deux semaines disent-ils. Il n’y a rien en place pour empêcher un homme d’entrer dans le bordel le lendemain du test et d’infecter une femme. La maladie se propagerait jusqu’à ce qu’elle soit détectée deux semaines plus tard. Tout ce que cette politique fait, c’est créer une façade de soins , alors qu’en fait elle ne protège que très peu. Si vous imaginez démesure et luxure, dans les coulisses, l’hypermarché du sexe tient à la fois de l’usine et de la prison :

« Parce qu’elle arrive de France avec l’estampille du propriétaire, Brigitte est mise en cellule au premier étage […] À l’étage de Brigitte, une sous-taulière et des “videurs” en rapport direct avec le clan propriétaire. Ces garde-chiourme font des rondes toutes les dix minutes afin de vérifier si le client est véritablement un client. Officiellement, il est chargé de mettre dehors les indésirables, les soûlards ou les maniaques. Officieusement, il empêche toute évasion […] Une heure sans client, et c’est la rouste […] Et lorsqu’elle a fait un client, le videur ou la sous-taulière passe récupérer la monnaie » (Marin, 1990, 54).

  • La criminalité en général augmente, en particulier les crimes de violence contre les femmes. Le potentiel du chiffre d’affaire associé à la croissance de l’industrie du sexe commercial attire les organisations criminelles de tous types qui commettent d’autres crimes dans nos communautés, comme la vente de drogue et la violence liée aux armes à feu. Il normalise également l’exploitation des femmes; ce qui implique des conséquences pour toutes les femmes. Aux Etats-Unis par exemple, le Nevada fait partie des États qui possède les plus hauts taux de crimes contre les femmes (Albert, 2001).

A lire : Le réglementarisme rend la prostitution sûre : FAUX

  • La criminalité en général augmente, en particulier les crimes de violence contre les femmes. Le potentiel du chiffre d’affaire associé à la croissance de l’industrie du sexe commercial attire les organisations criminelles de tous types qui commettent d’autres crimes dans nos communautés, comme la vente de drogue et la violence liée aux armes à feu. Il normalise également l’exploitation des femmes; ce qui implique des conséquences pour toutes les femmes. Aux Etats-Unis par exemple, le Nevada fait partie des États qui possède les plus hauts taux de crimes contre les femmes (Albert, 2001).

A lire : Vérité : L’achat de services sexuels rend les hommes plus sujets à la violence envers les femmes

  • De nombreux partisans de la légalisation disent que la prostitution dans les bordels est plus sûre que la prostitution de rue. Cependant, toutes personnes convaincues par cette affirmation devraient reconnaître qu’elles trouvent acceptable de tolérer un certain niveau de ce type de violence. Dire « plus sûr », c’est affirmer que la violence existe toujours « mais moins ». Personne ne devrait jamais trouver acceptable que certaines personnes ne soient battues et violées que quelques fois au lieu de tout le temps. Une société juste devrait rechercher des politiques qui ne jugent aucun niveau de ce type de violence tolérable.
  • Alors qu’en France ils sont appelés « proxénètes », en Allemagne on les nomme « entrepreneurs », « responsable marketing » ou encore « intermédiaire ». Cette professionnalisation d’une activité criminelle rend l’identification de celle-ci impossible. En légalisant le proxénétisme comme une activité commerciale, cela n’efface pas seulement la définition du proxénétisme, cela supprime également les possibilités de sauver les victimes dissimulées par le consentement qu’elles vendent, un « oui » sous contrainte dont les criminels et l’État profitent allègrement.

3) Décriminalisation – Légalisation Bis

Sous la décriminalisation, la prostitution est légale partout, pour toutes les parties impliquées et n’est pas réglementée. Il est légal de vendre son propre corps pour le sexe, il est légal d’acheter, et aussi légal de promouvoir et de faciliter le trafic sexuel.

Résultats

  • La décriminalisation, comme la légalisation, se traduit également par une augmentation de la demande et par la suite une croissance explosive du marché du sexe commercial. Encore une fois, il n’y a jamais assez de gens qui sont prêts à se livrer à la prostitution et donc la traite des personnes à des fins de prostitution augmente pour répondre à la demande.
  • La décriminalisation permet aux bordels de fonctionner comme n’importe quelle entreprise légitime. À la suite de la décriminalisation en Nouvelle-Zélande, afin de rester compétitifs, les propriétaires de maisons closes baisseraient les prix et proposeraient des «forfaits» permettant aux acheteurs de faire tout ce qu’ils veulent à un prix fixe . Cela a des implications graves et dangereuses pour les femmes vendues dans ces lieux (Bindel, 2017).
  • Sans aucun contrôle juridique ni aucune responsabilité pour l’industrie, il devient encore plus difficile d’identifier et de protéger les victimes de la traite sexuelle.

4) Le modèle nordique – Abolitionnisme

Dans le modèle nordique, la prostitution est décriminalisée pour les prostituées uniquement. Il est illégal d’acheter du sexe ainsi que de promouvoir ou de faciliter de quelque manière que ce soit cette activité. Ce modèle juridique asymétrique fournit un service d’orientation vers un suivi en traumatologie, en addictologie ou en psychologie aux personnes prostituées plutôt que des arrestations. Elle décourage la demande en mettant en place des conséquences significatives pour les acheteurs de « sexe », telles que des amendes punitives et / ou des peines de prison, des stages de sensibilisation, le but étant de changer les valeurs de la société avec pour objectif final non pas de criminaliser les gens, mais de changer les comportements. Les pays abolitionnistes sont la Suède, la France, la Norvège, Islande, Bulgarie, Finlande, Israël, …

Résultats

  • La demande est réduite. Plusieurs pays ont mis en œuvre le modèle nordique. Aux États-Unis, certaines villes ont utilisé les principes de ce modèle, concentrant leurs efforts de police sur la dissuasion de la demande plutôt que sur l’arrestation de «prostituées». Lorsqu’elle est correctement mise en œuvre (ce qui signifie que les forces de l’ordre sont formées à cette politique), l’impact et la fréquence de la prostitution sont réduites de plus de moitié, et dans certains cas jusqu’à 70% (Danna, 2012; Demand Forum, 2018; Farley, 2011; Rasmussen , 2014).
  • En France, la conclusion des inspections (inspection générale des affaires sociales, inspection générale de la justice, inspection générale de l’administration) est sans détour : cette loi est protectrice.  » Là où, avec volonté et moyens les dispositifs sont mis en œuvre, cette loi sauve des vies. (…) On y constate une hausse de 54 % des procédures pour proxénétisme et lutte contre la traite des êtres humains ; multiplication par sept des indemnisations des victimes ; près de cinq mille clients interpellés, et ce afin de tarir la demande sans laquelle l’exploitation ne serait pas possible. (…) Le défaut ou l’hétérogénéité de l’application de la loi sont mis en cause, pas la loi en elle-même. »
  • Fournit des alternatives et une assistance à celles qui sont victimes et marginalisées en raison de la prostitution. Ce modèle reconnaît le déséquilibre de pouvoir qui est présent dans une transaction de prostitution et que la grande majorité des personnes impliquées dans la prostitution répondent à l’un des critères suivants:
    1) Elles sont mineures
    2) Elles sont sous le contrôle d’un proxénète 
    3) Elles le font par désespoir, contrainte, pauvreté ou par d’autres circonstances qui ne répondent pas à tous les critères de la définition du consentement. Une étude a cité les cas de prostitution consentie à 1% (Davidson, 1998).

Être averti!

Les partisans de la décriminalisation ou du réglementarisme suivent une stratégie de relations publiques qui utilise la voix des dites «travailleuses du sexe» consentantes de manière à laisser croire qu’elles représentent l’ensemble des personnes prostituées. Façonner notre compréhension de la question autour de ce «1%» de personnes prostituées qui dit choisir son mode de vie et devrait avoir le droit de vendre son propre corps coûte cher à la grande majorité des victimes qui se prostituent à cause d’une situation de marginalité ou de violence.

Beaucoup de gens reconnaissent que l’arrestation de personnes prostituées n’est pas la solution. Quand ils sont renseignés, ils voient qu’une politique de criminalisation ne fonctionne pas. Cela ne veut pas dire que nous devons tourner dans la direction opposée et la décriminaliser complètement. Nous n’avons pas à deviner ou à théoriser quel modèle fonctionne. Il y a des résultats et des données tangibles réels à examiner.

A lire : Les français et la prostitution, sondage Ipsos

Nous devons être conscients que le programme ultime de l’industrie du sexe commercial est de dépénaliser complètement l’exploitation de la prostitution et d’éliminer les obstacles juridiques à son entreprise. L’adoption de cette politique par un pays pourrait déclencher un effet domino dans les autres pays. Il serait difficile pour les pays voisins de se soustraire à ces effets néfastes. Les femmes et les jeunes vulnérables seraient les plus touchées. Il y a une autre réponse. C’est le modèle nordique !

L’industrie du sexe commercial et les partisans de ce projet de loi comptent sur vous pour ne pas lire «les petits caractères», la parole des survivantes. Ils veulent que votre compréhension de la prostitution soit basée sur les voix de quelques «travailleuses du sexe» consentantes. Ils ne veulent pas que vous entendiez des survivantes de la prostitution nous avertir de la réalité de la décriminalisation: « Je pensais que cela donnerait plus de pouvoir et de droits aux femmes, mais j’ai vite compris que le contraire était vrai » – Sabrinna Valisce

L’industrie du sexe veut que vous vous fiiez la théorie plutôt que les résultats réels de ces politiques. Grâce à cette stratégie, de bonnes personnes avec de grandes intentions peuvent être dupées en soutenant ce que les trafiquants espèrent le plus.

Alison Phillips est professeur auxiliaire à l’Université du Missouri à Kansas City, spécialisée dans la traite des êtres humains.

Crédit photo: Elina Krima – Woman wearing long-sleeved shirt (2019)

Les références

  • Albert, A., (2001). Bordel: Mustang Ranch et ses femmes. New York: Random House.
  • Bindel, J. (2017). Le proxénétisme de la prostitution: abolir le mythe des travailleuses du sexe. Londres, Royaume-Uni: Palgrave Macmillan
  • Brents, BG et Hausbeck, K. (2005). La violence et la prostitution de bordel légalisée au Nevada examinant la politique de sécurité, de risque et de prostitution. Journal of Interpersonal Violence, 20 (3), 270-295.
  • Danna, D. (2012). Criminalisation des clients uniquement dans la ville de Stockholm: une recherche locale sur l’application du «modèle suédois» de la politique de prostitution. Sexualité et politique sociale, 9 (1), 80-93.
  • Davidson, J.O.C. (1998). Prostitution, power and freedom. Ann Arbor, Michigan: University of Michigan Press.
  • Demand Forum (9 April, 2018). Retrieved from: https://www.demandforum.net/tactics
  • Farley, M., Schuckman, E., Golding, J. M., Houser, K., Jarrett, L., Qualliotine, P., & Decker, M. (2011). Comparing sex buyers with men who don’t buy sex. San Francisco, CA:Prostitution Research & Education.
  • Federal Bureau of Investigation, (2016). Efforts to combat crimes against children. Audit Report 09-08. Retrieved from:https://oig.justice.gov/reports/FBI/a0908/chapter4.html
  • Fergus, L. (2005). Report on trafficking in Australia. Australian Centre for the Study of Sexual Assault. Retrieved from: https://www.humantrafficking.org/updates/8
  • Finkelhor, D., & Ormrod, R. (2004). Prostitution of juveniles:Patterns from National Incident Based Reporting System (Juvenile Justice Bulletin No. NCJ 204911). Washington, DC: US Government Printing Office
  • Hyunjung, C., Webb, V.J., Katz, C.M., & Nuño, L.E., (2015). Police estimates of sex trafficking: venues, trends, and data sources. Phoenix, AZ: Center for Violence Prevention & Community Safety, Arizona State University.
  • Mitchell, K., Finkelhor, D., & Wolak, J., (2009). Conceptualizing juvenile prostitution as child maltreatment: findings from the national juvenile prostitution study. Child Maltreatment. 15(1), 18-36.
  • Monto, M. A. (2004). Female prostitution, customers, and violence. Violence Against Women, 10(2), 160-188.
  • Phoenix, J., (2007). Regulating prostitution: different problems, different solutions, same old story. Safer Communities, 6(1), 7-10.
  • Rasmussen (2014). Vista Analyse. Retrieved from: https://www.regjeringen.no/mobil/pages/38780386/Evaluering_sexkj
  • Raymond, J. (2013). Not a choice, not a job: exposing the myths about prostitution and the global sex trade. United States: Potomac Books, Inc.
  • Sullivan, M., & Jeffries, S. (2001). Legalising prostitution is not the answer: The example of Victoria, Australia. Coalition Against Trafficking in Women. Victoria, Australia.
  • Sullivan, M. (2010). When (some) prostitution is legal: the impact of law reformon sex work in Australia. Journal of Law and Society, 37(1), 85-104.
  • Weitzer, R. (1999). Prostitution control in America: Rethinking public policy. Crime, Law and Social Change, 32(1), 83.

Traduction de Joana Vrillaud & Daria Khovanka

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