Prostitution : « J’ai BEAUCOUP de colère envers les hommes »

Littéralement personne ne savait que je faisais ça. Personne. Je suis allée chercher de l’aide dans le cadre d’un projet pour essayer de m’en sortir et ils n’arrêtaient pas de dire que c’était un choix de vie. Ils ont ignoré tous les problèmes médicaux que j’avais et la douleur que je ressentais.

La pornographie, c’est de la prostitution filmée. Et totalement dépénalisée, cela ne la rend pas sûre.

En tant que survivante de l’exploitation sexuelle commercialisée, tant dans le secteur de la prostitution que dans celui de la pornographie, je trouve absolument ridicule la prétention qu’il faille dépénaliser les tierces parties, par exemple les proxénètes, pour « assurer la sécurité de toutes les femmes ».

« Clients » : Pourquoi les hommes vont voir les prostituées et ce qu’ils pensent d’elles

On m’a récemment demandé comment identifier un « client », et j’ai dû l’admettre : s’il ne se tient pas devant vous dans un bordel, brandissant un billet de cent euros, vous ne pouvez pas dire qui en est un et qui ne l’est pas. Non, même moi je ne peux pas les identifier dans la nature, même après 10 ans de prostitution. La raison, comme on l’entend si souvent, est que ce sont des hommes tout à fait normaux, mais cela ne dit pas tout.

Qu’est-ce que le STRASS « syndicat » ? – Partie 3 et 4

PARTIE III – Positions du STRASS sur le proxénétisme Une position ambigüe : Le STRASS a une position ambigüe et souvent contradictoire sur le proxénétisme. A première vue, cette association semble se positionner contre le proxénétisme. Sur le site du STRASS (1), on peut en effet lire régulièrement à la fin des posts le sloganLire la suite « Qu’est-ce que le STRASS « syndicat » ? – Partie 3 et 4″

Qu’est-ce que le STRASS « syndicat » ? – Partie 1 et 2

A l’origine du STRASS se trouve un groupe intitulé « les Putes » fondé en 2006 par deux hommes : Thierry Schaffauser, alias Zezetta Star et Jean-François Poupel, alias Maîtresse Nikita.

Que se passe-t-il dans la tête d’une survivante d’exploitation sexuelle ?

Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) est l’un des diagnostics les plus courants auxquels sont confrontées les victimes de la traite et de la prostitution après avoir quitté l’exploitation sexuelle.

Le TSPT ( Trouble de stress post-traumatique ) est tout simplement le résultat d’un traumatisme. Qu’il s’agisse de torture physique et de manipulation émotionnelle souvent infligées par les proxénètes, des hommes ou d’agression sexuelle continuelle subie par d’innombrables « clients », le traumatisme est véritablement la pierre angulaire de la traite des êtres humaines et de la prostitution.

AMELIA TIGANUS : Survivante de la prostitution et Antispéciste.

« C’est dans les yeux d’une vache que j’ai lié le féminisme et l’antispécisme » Je me suis rappelée que j’aimais les vaches; j’aime leurs yeux, leurs cils. A ce moment la, je me suis vue dans cet élevage. Si nous mettions des femmes à la place des vaches, cet élevage deviendrait une maison close. Amelia TiganusLire la suite « AMELIA TIGANUS : Survivante de la prostitution et Antispéciste. »

MYTHE VI : « Certaines femmes disent que c’est leur choix de se prostituer »

Certaines personnes acceptent de travailler pour moins que le salaire minimum ( notamment les sans-papiers par exemple). Certaines acceptent même de vendre un organe. Dans les deux cas, notre société à décidé de protéger les plus vulnérables et de garantir une vie décente pour tout·e·s .Dans ce cas, la loi condamne l’employeur ou l’acheteur deLire la suite « MYTHE VI : « Certaines femmes disent que c’est leur choix de se prostituer » »

MYTHE V : « La prostitution est une question de liberté sexuelle, l’abolition est anti-sexe »

Soyons plus précise,de quelle liberté sexuelle parlons-nous ? Tout le monde s’accorde à dire que la liberté sexuelle consiste à jouir de droits sexuels sains et sécurisés, sur la base de l’égalité et sans aucune discrimination, coercition ou violence. ( définition de la liberté sexuelle par l’OMS ) La prostitution n’est pas une question deLire la suite « MYTHE V : « La prostitution est une question de liberté sexuelle, l’abolition est anti-sexe » »

MYTHE IV : « La prostitution rapporte beaucoup d’argent, c’est de l’argent facile »

Selon Interpol, un proxénète gagne plus de 110 000 euros par an et par femme dans la prostitution. En France, on estime qu’un proxénète gagne entre 460 et 762 euros par jour. Un réseau qui contrôle une douzaine de femmes peut faire jusqu’à 9100 euros par jour. ( Source : Dusch, 2002, 151 ) SiLire la suite « MYTHE IV : « La prostitution rapporte beaucoup d’argent, c’est de l’argent facile » »